• Du 09 mai 2019 au 03 juin 2019

Grand jeu-concours ouvert à tous les personnels et étudiants du Pôle Humanités

monde

« Dessine-moi un homme-monde »
 

Montrez-nous, sur le support et à la manière de votre choix,
ce que représente pour vous «l’homme-monde»,

thématique centrale de la 3e édition du festival «Nous Autres, 72h pour faire de l’histoire autrement».

Texte, photo, vidéo, dessin, montage, collages...tout est permis!

Amusez-vous et bonne chance !

 

Résultats du concours

1er prix : Lise Simorre

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Ces deux documents (le visuel et la bande sonore) se pensent en articulation, entre texte dit et texte lu. Le visuel du texte est accompagné de photographies réalisées avec Olé Fruissela, ancien étudiant, émigré tchadien au Sénégal.

Récompense : Histoire mondiale de la France, édition illustrée et dédicacée ; un cahier Grand T

2e prix : Marie-Cécile Pineau

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Récompense : 2 invitations pour un spectacle de la programmation 2019-2020 du Grand T choisi par sa directrice en relation avec la thématique du festival ; un cahier Grand T

3e prix : Aude Martinez

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Récompense : 2 pass annuels au Château des ducs de Bretagne, valides notamment pour le Voyage à Nantes ; un cahier Grand T

4e prix : Solène Leray

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Récompense : 1 catalogue de l'exposition Eloge de la sensibilité qui s'est tenue au Musée d'arts de Nantes ; un cahier Grand T


Qui est l’homme-monde ?

« Mais oui, c’est vrai, qui est-il ? Il n’est pas nécessairement ce globe-trotter héroïque qui parcourt le monde en tous sens, insouciant et libre, détaché́. Il est de quelque part sur la Terre. Cela ne lui inspire nulle fierté́, simplement cette émotion d’appartenir à des lieux. Mais il voyage parfois pour s’en déprendre, pour fredonner ailleurs les chansons de son pays et comprendre que pour être d’ici, on n’en est pas moins d’ailleurs. Il voyage, ou pas d’ailleurs — rêver, lire, agir, s’engager et se mélanger peut suffire. Ce qu’il a compris, c’est la nécessité́ vitale d’échapper au dilemme mortifère entre le cosmopolitisme et l’enracinement, le hors-sol et la belle contrée. Ce sentiment d’incomplétude, il l’appelle mondialité́, car il dit avec Édouard Glissant : « la mondialité́ est le sentiment que mon imaginaire et l’imaginaire du voisin se touche, se complète, se change mutuellement ». Nous allons partir à sa rencontre, puisque nous cherchons dans Nous autres à nous déplier, à nous déployer, à nous faire autres que nous-mêmes. C’est-à-dire, tout simplement, à reconnaitre en chacune d’entre nous la femme-monde, en chacun d’entre nous l’homme-monde ».
Patrick Boucheron, Directeur du festival