Louis

Décrivez votre parcours universitaire

  Après avoir passé un Bac S, j’ai réalisé un DEUG et une Licence Sciences de la Terre avant de poursuivre par une Maîtrise Sciences de l’environnement littoral à l’UBO de Brest. J’ai terminé mon cursus par un DESS « Expertise et gestion des littoraux » à l’Institut Universitaire Européen de la Mer. Après avoir effectué mon stage de fin d’études à la délégation Bretagne du Conservatoire du littoral, j’ai été en charge de différents programmes de gestion et de restauration de milieux insulaires destinés à favoriser la nidification d’oiseaux marins. A la fin de mon contrat, j’ai intégré le Master 2 professionnel « Métiers de l’archéologie » à l’Université de Nantes.   

Présentez votre parcours professionnel

   De 2008 à 2012, j’ai coordonné un programme d’inventaire du patrimoine micro-insulaire breton en collaboration avec différentes structures institutionnelles, universitaires et associatives.
A la sortie du Master en 2014, j’ai réalisé quelques fouilles préventives pour EVEHA et procédé à l’actualisation de la Carte archéologique pour le Conseil départemental du Finistère. En 2015, j’ai créé l’autoentreprise « Litto, Environnement littoral et patrimoine insulaire » qui propose une assistance scientifique et technique pour les projets développés sur le littoral et les îles de la façade Manche-Atlantique. En 2017, l'entreprise Litto évolue et devient HelP Sarl (Histoire, Environnement, Littoral Patrimoine).
 

En quoi consiste votre métier actuel ?

Au-delà des aspects naturalistes (mammifères, avifaune, reptiles, habitats naturels, flore, géomorphologie), l’inventaire du patrimoine micro-insulaire breton s’attache également au recensement du patrimoine culturel (infrastructures, usages humains, archéologie). Ce dernier volet, développé en partenariat avec l’AMARAI, a permis la découverte de 350 gisements archéologiques répartis sur les 565 îlots inventoriés.
Depuis la création de mon autoentreprise je réalise différentes prestations pour des structures comme le Conseil général, le Conservatoire du littoral, l’AMARAI, EDF…
Ces prestations concernent l’environnement littoral (aménagement d’un sentier d’interprétation du patrimoine, étude d’impact sur l’avifaune, élimination de prédateurs introduits sur les îles…) et le patrimoine insulaire (inventaire des fours à goémon, suivi archéologique de sites menacés par l’érosion…).     

Quelles compétences acquises lors de votre cursus en archéologie, êtes-vous amené à utiliser dans votre profession ?

Les méthodes de fouille et d’enregistrement ainsi que la législation relative à l’archéologie sont les principaux enseignements qui me servent dans ma profession.

Entre clichés et réalité, votre métier actuel correspond-t-il à l’idée que vous vous faisiez de l’archéologie ?

Le contexte économique actuel est peu propice à la réalisation d’opérations préventives, les places sont chères (beaucoup de jeunes archéologues qualifiés sur le marché du travail) et les contrats précaires. Mon métier actuel combine deux volets (environnement et patrimoine culturel), sans cette double compétence (Environnement / Archéologie) et cette spécificité « littoral et insulaire » une réorientation aurait sans doute été nécessaire.