Cécile

Décrivez votre parcours universitaire

J’ai fait mes 3 années de Licence d’Histoire de l’Art et Archéologie à l’Université de Nantes, puis un Master 1 d’Archéologie et d’Histoire à l’Université de Rennes II où j’ai rédigé un mémoire sur « Les pratiques funéraires à travers l’exemple du cimetière du Moyen-Age central de Bouchemaine en Maine-et-Loire ». Par la suite j’ai suivi un nouveau Master 1 d’Anthropologie biologique et Préhistoire à l’Université de Bordeaux I. Enfin j’ai validé un Master 2 Professionnel des Métiers de l’Archéologie à l’Université de Nantes où j’ai pu écrire un mémoire de stage sur la « Post-fouille de la nécropole à incinération protohistorique de Negabous ».

Présentez votre parcours professionnel

J’ai d’abord intégré le milieu professionnel par le biais de stages (allant d’un mois à un an) en archéologie préventive. Mon premier contrat au service municipal de Rezé a été consécutif à ma fin d’études. Par la suite j’ai été embauchée en CDI de chantier par Archeodunum, puis j’ai signé un CDI dans la même entreprise.    

En quoi consiste votre métier actuel ?

Aujourd’hui je suis archéo-anthropologue pour l’opérateur privé d’archéologie préventive Archéodunum mais aussi spécialiste et responsable adjoint. Mon métier consiste à mettre en place des protocoles de fouille et d’étude, à gérer une équipe, réaliser des études spécialisées et à rédiger des parties de rapports.

Entre clichés et réalités, votre métier actuel correspond-t-il à l’idée que vous vous faisiez de l’archéologie ?

« Archéologue ! J’ai toujours voulu faire ça ! »
Peut-être mais heureusement que tout le monde ne réalise pas ses rêves d’enfant sinon, il y aurait trop de pompiers, éboueurs, footballers, chanteurs, archéologues ou cosmonautes….

« Et vous trouvez des trésors ? »
Tout dépend de la définition de trésor. Souvent, si l’on parle de murs ou de trous de poteaux, les gens sont déçus. Si ce sont des tombes, les réactions sont plus variées : intrigués, intéressés, choqués, dubitatifs mais toujours pas d’or...

« Ah oui, les pinceaux… »
On les utilise rarement en fait, sauf parfois en anthropologie. Mais pour atteindre les niveaux archéologiques, c’est la pelle mécanique et pour atteindre le squelette, le plus souvent c’est la pioche. Les gens ne réalisent souvent pas l’aspect physique du métier d’archéologue. Ils nous imaginent le pinceau en main et le nez dans les livres, mais pas poussant une brouette, après l’avoir remplie en faisant de la pioche puis de la pelle, et cela quelle que soit la météo.

« Ah oui, je connais, j’ai vu un documentaire sur ARTE sur… » au choix, l’Antiquité ou les dinosaures. Documentaires plus ou moins bien faits mais souvent réalisés sous forme d’enquêtes ou la réalité est déformée pour capter l’attention du spectateur.

« Comme Bones ? » « Ah oui, Indiana Jones ! » Bon, là, il n’y a pas grand-chose à répondre si ce n’est demander à un docteur si Grey’s Anatomy correspond à la réalité de son travail.